Hivernales : infos pratiques et foire aux questions

1 - PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Petit point sur l'activité raquettes et la neige dans les Alpes du Sud

L’engouement pour la raquette est récent en France: utilisées depuis des millénaires en Sibérie orientale et Amérique du nord, elles sont introduites ici en 1975, et leur pratique explose seulement depuis les années 90. Mais cette expansion correspond aussi à celle des effets du réchauffement climatique, dont l’actuelle norme est l’inconstance saisonnière. La limite pluie-neige a tendance à s’élever, et les Alpes du Sud subissent en outre les effets du climat méditerranéen.

Il est nécessaire de comprendre qu’aujourd’hui plus que jamais aucun hiver ne se ressemble, et qu’il faut s’y adapter. On ne pratiquera pas la raquette sous les canons à neige. On associe désormais neige et glisse, mais la randonnée en raquettes, c’est une randonnée rendue possible grâce à un outil quand nos chaussures atteignent leurs limites. Un outil n’est pas destiné à nous enfermer dans une contrainte: elles ne doivent pas nous limiter aux seuls sites abondement enneigés.
Ainsi, s’ajoutant aux sorties à caractère plus conventionnel, je propose des itinéraires oubliés, afin de retrouver une logique en accord avec l’enneigement du moment. Sauvages, riches et méconnus, on y rencontre un ingrédient de choix: la tranquillité.

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Thématiques

– Nivologie
– Orientation hivernale
– DVA & secours
– Découverte environnementale
– Ateliers igloos
– Gestion du froid et abris à neige

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Massifs proposés

Dans les Alpes-de-Haute-Provence (04)
– Haute-Bléone
– Vallée de la Blanche
– Laverq
– Ubaye

Autres massifs (04-05-06) possibles sur demande.

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Formules

Pour les écoles, classes de neige, centres de vacances et CLSH
– Initiation à l’activité raquettes.
– Education environnementale: découverte de la neige et de la nature en hiver.
– Ateliers igloos.
– Découverte des avalanches et du DVA.

Randonnées à la journée
Précédées d’une présentation de l’activité et des notions de sécurité inhérentes au milieu enneigé, on y découvre cette substance déroutante et familière qu’est la neige, et l’impact de sa présence sur notre quotidien.

Sorties thématiques programmées ou à la demande
Orientation hivernale, nivologie, faune et flore. On y marche moins, et on y parle plus (compter un tiers du temps en apports pédagogiques).

Les stages
Il sont destinés à approfondir un sujet et peuvent donner lieu à un double encadrement. Le temps de marche est sensiblement égal à celui des apports pédagogiques, selon la formule on retrouve une projection-conférence en soirée avec Bruno Lambert, explorateur.

Ateliers igloos
Il faut distinguer l’activité igloo, prise sous l’angle ludique, de la construction d’abris pour se protéger du froid lorsqu’il n’y a pas d’autre solution. Ces derniers sont intégrés dans un module dans le cadre d’un stage.
Selon les conditions d’enneigement et le lieu de la sortie le temps de marche peut se révéler inférieur à celui de l’atelier. Il est possible d’y dormir, sur programmation ou à la demande.

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Moyens pédagogiques

Projection-débat pour les animations de soirée.
Prêt de cartes, boussoles, GPS, altimètre, loupes & grilles de mesure pour la nivologie, lunette d’observation, scies à neige, selon l’activité.

Constitution des groupes

Pour des raisons de sécurité et de qualité, les groupes sont limités à 12 personnes pour les randonnées, 10 pour les stages et circuits. L’encadrement peut-être doublé pour des effectifs plus importants -nous contacter.
Les enfants sont acceptés dès 10 ans, si mentionné dans la fiche technique de la sortie.
Pour des personnes désirant randonner seules ou avec un plus jeune public, nous contacter.
Pour les randonnées à la demi-journée « Petit trappeur », les enfants sont acceptés dès 7 ans.

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Matériel technique & sécurité

– Prêt des packs sécurité (DVA, pelles, sondes).
– Prêt des raquettes et bâtons dans la limite des stocks disponibles.

Avant chaque sortie

Un protocole invariable: présentation du groupe, de l’accompagnateur et/ou des intervenants, de la sortie (point météo, itinéraire, déroulement). Règles de sécurité et équipements spécifiques au milieu enneigé. Présentation de l’activité raquettes et du DVA.

Rappel sur les fiches techniques

Le profil d’une sortie peut être modifié en fonction de la météo, de l’enneigement et des différences de niveau.

Les temps de marche ne tiennent pas compte des pauses, compter 30% en plus.
Ils correspondent à la performance d’un marcheur moyen, sur une neige de bonne qualité. Les dénivelés sont des valeurs positives (à la montée), compter autant pour la descente.

2 - CONDITIONS

Prestations annexes payantes

Les prestations annexes, telles que remontées mécaniques, hébergement/restauration pour les stages, parking…etc, ne seront pas avancées par l’accompagnateur, et réglées directement du client au commerçant – ceci pour une question de réglementation. Les tarifs indiqués dans les fiches techniques correspondent uniquement aux prestations des accompagnateurs et intervenants. Pour vous aider à calculer votre budget, une estimation globale de leur coût vous est donnée à titre indicatif.

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Réservations et inscriptions

Il est préférable de s’inscrire le plus tôt possible. Pour une randonnée à la journée ou demi-journée, la clôture des inscriptions se fait 48h avant le départ. Dans le cadre d’un stage ou d’un programme de plusieurs jours cette échéance peut être portée à 1 mois (voir fiche technique).

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Modalités de paiement

Le règlement du solde s’effectuera le jour de la randonnée ou du stage, lors du briefing de l’accompagnateur.

Pour les stages et randonnées de plusieurs jours, un chèque d’acompte correspondant à 30% du montant des prestations techniques (hors restauration et hébergement) vous sera demandé à titre de garantie de réservation.

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Modification / annulation des randonnées

Pour des raisons de sécurité et de qualité de travail, les randonnées peuvent être modifiées, reportées ou annulées: selon les conditions météo et d’enneigement, en cas d’accident de terrain récent, d’activité de chasse, de manque de place dans les hébergements prévus ou d’accès routier limité par la neige.

D’autre part, une randonnée en raquette peut se transformer en randonnée à pieds sec sur certaines portions de l’itinéraire, pour des questions de sécurité et de bon sens.

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3 - ÉQUIPEMENTS CONSEILLÉS ET INDISPENSABLES

Règles générales

On peut rapidement transpirer par -10°C en progressant en raquettes. C’est un paradoxe à comprendre et à intégrer, car après la sueur vient le refroidissement. Au cours de la marche on enlèvera ou remettra donc des couches de vêtements en fonction des besoins, et il faudra se couvrir chaudement à l’arrêt.

De plus, on se mouille, c’est d’autant plus vrai pour les enfants et les activités igloos: il faut prévoir des vêtements de rechange.

Un autre facteur d’importance est la lumière: accrue par la réverbération et l’altitude, on prend facilement un coup de soleil, même par temps couvert, et les yeux sont plus exposés. Il faut impérativement protéger sa peau, ses yeux, ses lèvres.

Sur des itinéraires damés par la fréquentation ou par manque de neige, déchausser devient nécessaire: il faut donc disposer d’un sac permettant la fixation simple et rapide des raquettes.
Enfin, il est indispensable de disposer de bâtons et raquettes adaptées au profil de la sortie, qui peuvent être fournis par l’accompagnateur au même titre que les packs sécurité (DVA/pelles/sondes).

Sur soi

– Trois couches chaudes et respirantes: sweet-shirt à manches longues porté au plus près du corps, veste polaire, veste de protection chaude, étanche, avec capuche (prévoir une doudoune dans votre sac)
– Le pantalon de montagne chaud, déperlant et extensible, généralement avec bretelles démontables, reste l’idéal. A défaut, un pantalon de ski porté ample peut faire l’affaire. Les jours de grand froid, un collant en soie porté en sous-couche (sinon, dans le sac). Si le pantalon ne comporte pas de guêtres intégrées, en prévoir une paire.
– Chaussettes de randonnée, modèle « hiver », bien chaudes et respirantes, remontant si possible sur le mollet.
– Chaussures de montagne chaudes, dotées d’une membrane étanche, tiges hautes, semelles crantées. Les moonboots sont à proscrire, ne rentrant pas dans les fixations des raquettes. Les chaussures de sports de glisse ne sont pas adaptées.
– Bonnet, gants chauds et étanches (une bonne paire de gants de ski fait parfaitement l’affaire) sous-gants en soie, lunettes de soleil, écharpe ou cache-nez.
– Raquettes à neige adaptées au profil de la sortie.
– Bâtons de marche télescopiques.
– DVA (révisé, état des piles suivi), porté entre la première sous-couche de vêtements et la veste polaire.

Avec une nuit en abri/igloo, se munir...

– D’un sac à dos de 70L et plus.
– Tapis de sol de type « Thermarest ».
– Sac de couchage donné pour « confortable » à -15°C minimum + sac à viande.
– Couverture de survie + chaufferettes.
– Réchaud, gamelle et vivres.
– Canif, briquet, allumes-feu.
– Vêtements de rechange (sous-pull, gants, sous-gants, pantalon, sous-pantalon polaire, 2 paires de chaussettes) .
– Bâche (3x4m).
– Protection ampoules (compeeds, élastoplaste).
– Crème/pommade décontractante.

La liste des équipements est donnée à titre purement indicatif, et correspond au minimum à transporter lors d’une randonnée hivernale, qu’elle soit accompagnée ou autonome.

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Dans le sac (contenance de 35 à 45l - étanche ou avec housse de protection)

– Crème solaire + stick pour les lèvres, haute protection.
– Un pull ou polaire supplémentaire.
– Doudoune.
– Collant en soie.
– Chaussettes de rechange.
– Pantalon+chaussettes+gants et sous-gants de rechange pour les constructions d’igloo.
– Médicaments personnels.
– Papiers d’identité.
– Téléphone portable, appareil photo, batteries chargées avec leurs protections. A noter qu’il est préférable de les garder dans une poche intérieure de sa veste par températures négatives.
– Casse-croûte si nécessaire.
– Aliments énergétiques, vivres de course.
– Mouchoirs, papier hygiénique.
– Deux gourdes ou camel-back (ces derniers seront équipés d’une gaine isolante), à rapprocher le plus près possible de son dos pour les préserver du gel.
– Un petit thermos de boisson chaude est très bienvenu!
– Carnet de notes et crayon papier (l’encre gèle) pour les stages.
– Pour les enfants, prévoir un change plus chaud, et des aliments énergétiques en plus du goûter.
– Pelle, sonde (associés au port du DVA)

Equipements techniques

– Sac à dos de 35 à 45l.
– Raquettes à neige adaptées à votre gabarit et au profil de la sortie.
– Bâtons télescopiques munis de rondelles interchangeables.

4 - QUESTIONS COURANTES

A qui s'adressent les randonnées en raquettes, et comment les choisir?

A tous les publics, adultes et enfants.

L’apprentissage en est très rapide, raquettes et bâtons deviennent un prolongement des membres, et la marche reste un mouvement inné. Nul n’est besoin d’être skieur pour les chausser.
Les raquettes modernes utilisent des matériaux légers et durables, elles demandent peu d’entretien et intègrent généralement des crampons. Le principe est simple: répartir sur une plus large surface le poids de l’utilisateur, pour limiter les dépenses d’énergie dans la neige »molle ».

Bâtons et raquettes sont fournis par l’accompagnateur dans la limite des stocks disponibles.

Si vous louez ou achetez votre propre matériel, n’hésitez pas à vous faire conseiller en magasin. Pour de simples balades, des raquettes qualifiées « de loisir » suffisent, pour une sortie plus engagée il faut se rediriger sur des modèles d’alpinisme, plus larges.

Il faut toujours choisir un modèle adapté à votre gabarit, en prenant en compte le poids du sac. Il existe différents types de fixations (attaches crantées, à lanières, step in…), l’important reste de pouvoir les manipuler rapidement.

Comment savoir si je suis capable de participer à une randonnée ?

Aux principaux paramètres de difficulté d’une randonnée pédestre, à savoir la distance, la durée et les dénivelés, vient s’ajouter un ingrédient de taille: la neige. De sa qualité dépendra l’effort à fournir pour y progresser, et cette qualité peut évoluer en quelques heures. D’autre part, des facteurs environnementaux ou humains, tels que la nature du terrain, les conditions météo, le froid, l’hétérogénéité du niveau du groupe, le poids du sac…etc, peuvent avoir une grande influence sur cette évaluation.

Parmi les plus courants, l’arrivée de la neige ou du brouillard (et souvent des deux), peuvent influencer sensiblement ces valeurs, de même qu’une progression sur neige lourde ou au contraire damée, une grande disparité de niveaux au sein d’un groupe, la nature du terrain.

A titre indicatif, en neige de bonne qualité, la vitesse de progression sera de 3km/h à plat, 250m/h de dénivelés positifs (à la montée) et 350 à 450m/h de dénivelés négatifs (à la descente).
L’échelle qui suit est établie à partir de dénivelés positifs (à la montée uniquement), et ne tient pas compte des pauses. L’effort de descente est à prendre avec le plus grand sérieux, ne faisant pas intervenir les mêmes ensembles musculaires mais restant tout aussi contraignant.

Facile / marcheur occasionnel
Moins de 4h de marche, moins de 8km et moins de 300m de dénivelés.

Modéré / Bon marcheur
De 4 à 5h30 de marche, plus ou moins 12km, de 350 à 700m de dénivelés.

Soutenu / Randonneur aguerri
Plus de 5h30 de marche, plus de 15km et plus de 700m de dénivelés.

Exception faite des randonnées de niveau soutenu il n’est pas nécessaire d’avoir une expérience de la randonnée en raquettes pour s’évaluer sur cette échelle: on s’y familiarise rapidement, de manière naturelle.

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Qu'en est-il de la nature en hiver ?

L’hiver confère à la nature une atmosphère toute particulière, à l’opposé de l’explosion estivale. L’observation animalière exclura reptiles, insectes, mammifères hibernants, migrateurs. Les forêts sont transformées par un tapis blanc couvert de traces, les cours d’eau pris par la glace, et les rencontres (souvent avec des oiseaux et gros mammifères), prennent une autre valeur.
Mais l’ambiance séduisante d’une montagne endormie est un leurre.Végétaux comme animaux ont recours à divers stratagèmes non seulement pour passer l’hiver, mais en tirer parti: découverte de maîtres en la matière…

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Peut-on emmener son compagnon à quatre pattes ?

En hiver, quelques dérangements suffisent à être fatals à des animaux qui doivent économiser toute leur énergie, comme le tétras lyre ou le lagopède. D’autre part, l’utilisation de la laisse se complique lorsqu’elle est associée à celle des bâtons et raquettes. C’est pourquoi il n’est pas permis d’emmener son chien lors de ces sorties

DVA, mais quesako ?

Le DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanches), associé à la pelle et la sonde, représente le matériel standar du secours d’avalanche. Leur utilisation est à la portée des enfants, qui s’y adonnent avec plaisir car ils stimulent leur goût du jeu.

Ce sont des appareils émetteurs-récepteurs fonctionnant sur une fréquence unique permettant aux différents modèles de se recevoir mutuellement.

DVA, pelles et sondes sont fournis par l’accompagnateur en fonction des besoins de la sortie. Cependant, vous pouvez venir avec votre propre matériel, en prenant quelques précautions:
Les appareils vendus avant 1992 sont à proscrire, car incompatibles avec les modèles actuels. Les avancements en matière de technologie numérique ont permis la conception de modèles performants, avec de nombreuses options pas toujours utiles, mais la course au progrès peut-être suivie intelligemment si on s’arme de bons sens: il faut s’entraîner régulièrement avec un outil capable de donner des indications claires et stables. Un bon DVA doit être fiable, solide, rapide et simple d’utilisation.

Des piles neuves sont un plus non négligeable, et leur état doit être suivi. Ne jamais utiliser de piles rechargeables, et opter systématiquement pour des alcalines de bonne qualité.